Albert Baronian

As an artist born in a country that no longer exists, and whose coming-of-age involved crossing a border between the East-West divide of the Cold War era that is fast becoming a distant memory, Olaf Holzapfel, born in Dresden in 1967, has long been interested in boundaries, demarcations, and frontiers—or, more precisely, in interstitial spaces, what is possible in between. Equally fluent in the languages of sculpture, painting, film, and photography, much of his work rests on the formal negotiation of the interplay between two-dimensional image (or plane) and three-dimensional form (or space), as can be gauged from his tripartite contribution to documenta 14: an open-air sculpture, a display of historical artifacts and architectural models that also encompasses a newly made film, and a series of so-called hay works and straw pictures—all gathered under the overarching title Zaun (Fence, 2017).

 

—Dieter Roelstraete

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Tuesday — Saturday 12 — 6 PM Rue Isidore Verheyden 2 1050 Brussels, Belgium +32 (0)2 512 92 95 info@albertbaronian.com www.albertbaronian.com

Press Release

Olaf Holzapfel

As an artist born in a country that no longer exists, and whose coming-of-age involved crossing a border between the East-West divide of the Cold War era that is fast becoming a distant memory, Olaf Holzapfel, born in Dresden in 1967, has long been interested in boundaries, demarcations, and frontiers—or, more precisely, in interstitial spaces, what is possible in between. Equally fluent in the languages of sculpture, painting, film, and photography, much of his work rests on the formal negotiation of the interplay between two-dimensional image (or plane) and three-dimensional form (or space), as can be gauged from his tripartite contribution to documenta 14: an open-air sculpture, a display of historical artifacts and architectural models that also encompasses a newly made film, and a series of so-called hay works and straw pictures—all gathered under the overarching title Zaun (Fence, 2017).

With Europe’s anxiety surrounding its porous borders now central, sadly enough, to its paranoid sense of self, Holzapfel’s project could not be more timely and more apt, choosing to shift his gaze to a frontier far from the eastern Mediterranean, namely in south-central Chile, the past site of a number of Holzapfel’s projects; all of which have involved close cooperation with the local population and an elemental reliance on Indigenous traditions of building, constructing, and manufacturing. In the film component of Zaun, Holzapfel’s interest in the arcana of Chilean geography masks a deeper concern with the interplay between natural and cultural forces, man and landscape, to generate the type of borders that are at the heart of our sense of collective belonging and identity. The elements gathered in the second part of Zaun range the gamut from architectural models of medieval churches and nineteenth-century mine shafts to the writings of Austrian critic Kristian Sotriffer and the graphic work of Hermann Glöckner, a leading abstract artist from Dresden. All these elements relate, in varying degrees of directness, to the question of art’s determination (as well as, more benignly, inspiration) by the facts of the physical world. The sculpture, finally, continues the artist’s long-standing interest in vernacular forms and regional inflections of man’s use of the material world around, beneath, and above her or him: a wooden architectural structure containing echoes of Minimalism, though also present is the more emphatic local reference of traditional Fachwerk, a type of building wholly conditioned by something as ancient and immutable as the length and girth of trees. —Dieter Roelstraete

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Tuesday — Saturday 12 — 6 PM Rue Isidore Verheyden 2 1050 Brussels, Belgium +32 (0)2 512 92 95 info@albertbaronian.com www.albertbaronian.com

Communiqué de presse

Olaf Holzapfel

Albert Baronian a le plaisir de vous annoncer la première exposition de l’artiste allemand Olaf Holzapfel (1969, Gölitz, RDA) à la galerie. Intitulée « interritorial und territōriālis », l’exposition présente de nouveaux travaux sur le thèmes des relations entre le corps, l’espace intérieur, le paysage et l’environnement (à l’inverse de la pensée analytique, le paysage est l’origine des œuvres d’Olaf, il y trouve ses techniques pour aboutir au visuel).

Les « Faltungen » de Holzapfel sont fabriqués à base de matériaux tels que le PVC, le polycarbonate, l’acrylique en étroite collaboration avec les assistants de son atelier. La base de chaque œuvre est une surface plane d’un matériel synthétique, que nous appellerons module, chauffée au four et qui devient ainsi malléable pendant quelques minutes. Holzapfel tire profit de ce laps de temps pour créer une espèce de chorégraphie (qu’il a précédemment testé avec du papier) dans laquelle chaque personne concernée réalise une étape dans la chaîne séquentielle temporaire d’actions qui aboutissent au pliage définitif. À la fin, il reste un objet froid, désormais statique. Le module en deux dimensions devient un objet en trois dimensions, généralement présenté sur un socle en forme de table. La table représente le « travail » et « l’action », tout comme l’objet qui s’y trouve – la portion de matériel original que le travail a investi et le produit définitif créé par des êtres humains et leurs aptitudes personnelles individuelles. La « dimension humaine » et le hasard, qui sont dans une certaine mesure des facteurs traditionnels dans l’histoire de l’art, donnent aux œuvres de Holzapfel leur forme forcément imprévisible.

 

Des forces similaires sont à l’œuvre dans ses « Images de paille » : elles sont réalisées en une série d’étapes provisoires dans différents lieux géographiques. Tout d’abord, des agriculteurs de la frontière de Basse Silésie/Grande Pologne, c’est-à-dire la région entre la Pologne et l’Allemagne, tordent la paille en cordes robustes selon une technique ancestrale bien établie dans la région. Cette technique, à percevoir comme le principe du travail en série, travaille sur la matérialité organique de la paille dans laquelle elle introduit à priori un degré naturel de déviation dans les cordes ainsi créées, qui sont ensuite livrées à l’atelier de Holzapfel. Elles y sont tissées par l’artiste et ses assistants autour ou dans un cadre à clavettes et sont ensuite parfois recouvertes d’encre de Chine. Ce sont les deux processus successifs, selon le credo minimaliste « d’une chose après l’autre » (Donald Judd), de rythmes de production distincts, à la fois stoïques et monotones en soi, qui se figent en une espèce d’image. Tout cela fait penser à l’artiste italien Alighiero Boetti, connu pour ses « Mappe », des cartes tricotées du monde réalisées avec des drapeaux nationaux et qu’il a fabriquées aux alentours de 1971 avec l’aide de tricoteuses d’Afghanistan. Tout comme Holzapfel, il introduit l’artisanat régional dans le contexte de l’art contemporain. Toutefois, alors que l’œuvre de Boetti révèle les fractures dans le flou et le diffus d’un système mondial d’identification avec des interprétations régionales, l’œuvre de Holzapfel est plutôt exemplative de la simultanéité et des réalités tactiles et virtuelles de notre monde quotidien, réalités qui de nos jours s’effritent rapidement.

Martin Germann

Extrait de Germann, M. (2012) « In a Rockscape. Works by Olaf Holzapfel 2006-2012 ». Dans : Olaf Holzapfel – Region [Musée Leonhardi de Dresden, du 22 septembre au 30 décembre 2012] Berlin : édition DISTANZ Verlag GmbH, pp. 105-109.

 

 

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