Albert Baronian

David Brian Smith

In This Together

11 November 2016 — 23 December 2016

Rue Isidore Verheyden 2

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Albert Baronian est heureux d’annoncer la première exposition de David Brian Smith à la galerie, intitulée “In this together”.

 

Un personnage apparaît de manière récurrente dans les plus célèbres toiles de Caspar David Friedrich. On l’appelle le Rückenfigur. Toujours présenté de dos, il canalise le regard du spectateur et se profile comme une ouverture sur le paysage rayonnant au-delà. Tout en étant le représentant de l’artiste, le Rückenfigur invite aussi le spectateur à le rejoindre là et à partager l’émerveillement devant le divin. Le berger que l’on retrouve dans les toiles de David Brian Smith ne dégage pas la même aura, bien qu’il fixe l’extérieur. Entouré de son troupeau indifférent et la tête penchée, comme sous le poids des connotations – personnelles, culturelles, historiques – qu’il revêt, le berger est à la dérive du paysage densément tissé qui tournoie derrière lui et du spectateur, dont il ne capte pas l’œil.

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Tuesday — Saturday 12 — 6 PM Rue Isidore Verheyden 2 1050 Brussels, Belgium +32 (0)2 512 92 95 info@albertbaronian.com www.albertbaronian.com

Press Release

David Brian Smith

In This Together

11 November 2016 — 23 December 2016

Albert Baronian is pleased to announce the first exhibition of David Brian Smith, entitled “In this together ”.

 

There is a figure that recurs in the most famous paintings of Caspar David Friedrich’s. Called the Rückenfigur , he is always seen from behind, acting as a conduit for the viewer’s gaze, an opening into the radiant landscape beyond. He stands as a proxy for the artist but he also extends an invitation to the viewer, to join him there and share in a sense of wonder before the numinous. The shepherd that recurs in the canvases of David Brian Smith makes no such appeal, though he faces outwards. Surrounded by his casually disinterested herd, head is bowed as if by the weight of the connotations – personal, cultural, historical – that he carries, the shepherd stands adrift of the densely-woven landscape that swirls behind him, and the viewer, who’s eye he does not catch.

 

As with most of Smith’s paintings, the shepherd series developed from an image and a story. In this case the story concerns a black-and-white photograph on a faded front page of the Daily Express ‘s 1933 Armistice Issue, captioned with a line from Lamentations: ‘My soul hath them still in remembrance, and is humbled in me’. The clipping was found by the artist’s mother under the floorboards of the house where she had relocated following the death of Smith’s father and the sale of the family farm in 2005. There had always been sheep on the farm. National and personal acts of commemoration are condensed in a figure whose biblical symbolism also renders him almost universally recognisable. The shepherd seems an apposite figure for remembrance given that, at least within the Romantic tradition that Smith evokes, he harks-back to an historical or imagined past. Samuel Palmer, for instance, painted the shepherd again and again, casting him as the last-standing foot soldier of a fading arcadia. In his scenes of rural idyll, the dazzling moonlight lends a hallucinatory clarity to the details of corn sheaves and fields, the amplified, post-op-art echoes of which can be seen throughout Smith’s work.

 

Smith offers us the personal as universal; the anecdotal as symbolic. You do not need to know that another of his recurring motifs – the man sat atop an enormous radiant anthill, explorer’s hat in hand – is the artist’s great-grandfather, a clergyman and amateur photographer in colonial India, to see a slight dig at the phallic rational of the imperial undertaking. In fact, maybe this reading results from the total ignorance of this biographical detail, which might otherwise also overpower the scene’s palpable sense of awe and wonder at the natural world and the absurdity of man’s self-elevated position with it.

These paintings, individually and as a body of work, emerge through a process of ‘working through’ – of techniques, of compositions and of colour palettes, but also of a set of identifications, as an artist and a son. Marks and references are repeated to exhaustion, purged. It is a process, and the results are continually changing. In Smith’s newest painting, unfinished at the time of writing, forms are distinguishable in the psycho-tropical depths of the background: a barn, a caravan, and a figure on a horse. These dwellings, with their suggestion of social interaction, change the relation of figure and ground. For the first time, the shepherd seems to inhabit a shared world. Dark clouds hang above the flock. Resembling scraps of collage, they feel like fragments of other worlds that have been dragged into the picture, interrupting the drama of hermetic self-reflection. Maybe, one day soon, this Rückenfigur  is going to look up and meet our gaze.

 

Amy Sherlock

of

Tuesday — Saturday 12 — 6 PM Rue Isidore Verheyden 2 1050 Brussels, Belgium +32 (0)2 512 92 95 info@albertbaronian.com www.albertbaronian.com

Communiqué de presse

David Brian Smith

In This Together

11 novembre 2016 — 23 dcembre 2016

Albert Baronian est heureux d’annoncer la première exposition de David Brian Smith à la galerie, intitulée “In this together”.

 

Un personnage apparaît de manière récurrente dans les plus célèbres toiles de Caspar David Friedrich. On l’appelle le Rückenfigur. Toujours présenté de dos, il canalise le regard du spectateur et se profile comme une ouverture sur le paysage rayonnant au-delà. Tout en étant le représentant de l’artiste, le Rückenfigur invite aussi le spectateur à le rejoindre là et à partager l’émerveillement devant le divin. Le berger que l’on retrouve dans les toiles de David Brian Smith ne dégage pas la même aura, bien qu’il fixe l’extérieur. Entouré de son troupeau indifférent et la tête penchée, comme sous le poids des connotations – personnelles, culturelles, historiques – qu’il revêt, le berger est à la dérive du paysage densément tissé qui tournoie derrière lui et du spectateur, dont il ne capte pas l’œil.

 

Comme pour la plupart des peintures de David Brian Smith, la série du berger est née d’une image et d’un récit. En l’occurrence, le récit concerne une photographie en noir et blanc imprimée sur la une délavée de l’édition de l’Armistice du Daily Express de 1933 et légendée d’une ligne tirée des Lamentations : « Quand mon âme s’en souvient, Elle est abattue au dedans de moi. » La mère de l’artiste avait retrouvé cette coupure sous le plancher de la maison dans laquelle elle s’était installée après la mort de son mari et la vente de la ferme familiale, en 2005. Il y avait toujours eu des moutons à la ferme. Les actes nationaux et personnels de commémoration sont condensés en un personnage, dont le symbolisme biblique le rend pratiquement universellement identifiable. Le berger semble être la personnification du souvenir, dans la mesure où il symbolise un passé historique ou imaginaire, du moins dans la tradition romantique que Smith évoque. Samuel Palmer, par exemple, a peint le personnage du berger maintes et maintes fois, lui offrant le rôle du dernier soldat debout dans une Arcadie déclinante. Dans ses scènes d’idylle rurale, le clair de lune rayonnant apporte une clarté hallucinante aux détails des gerbes de blés et des champs, desquels les échos post-art optique amplifiés peuvent être décelés à travers l’œuvre de David Brian Smith.

David Brian Smith nous offre le personnel et l’universel, l’anecdotique et le symbolique. Nul besoin de vous dire qu’un autre de ses motifs récurrents – l’homme assis sur une gigantesque fourmilière rayonnante, son chapeau colonial à la main – représente l’arrière-grand-père de l’artiste, un ecclésiastique amateur de photographie dans l’Inde coloniale, pour y voir une critique de la logique phallique de l’entreprise impériale. Cette interprétation n’est peut-être que le résultat de l’ignorance profonde de ce détail biographique qui pourrait, a contrario, aussi dominer l’émerveillement palpable de la scène et questionner le règne naturel et la futilité de la domination autoproclamée de l’homme sur lui.

 

Prises individuellement ou comme un ensemble, ces peintures voient le jour à travers un processus de « perlaboration » de techniques, de compositions et de palettes de couleurs, mais aussi d’un éventail d’identifications, en tant qu’artiste ou en tant que fils. Les marques et les références y sont répétées jusqu’à l’épuisement, purgées. Il s’agit d’un processus dont les résultats changent sans cesse. La dernière peinture de David Brian Smith, qu’il n’a pas encore terminée à l’heure à l’heure où j’écris ces lignes, présente des formes perceptibles dans les tréfonds psycho-tropiques de l’arrière-plan : une grange, une caravane, et un personnage à cheval. Ces habitations, qui suggèrent une interaction sociale, altèrent la relation entre le personnage et le sol. Pour la première fois, le berger semble habiter un monde partagé. D’épais nuages sombres flottent au-dessus du troupeau. Tels les morceaux d’un collage, ils semblent être des fragments d’autres mondes qui auraient été intégrés dans l’image, interrompant le drame de l’autoréflexion hermétique. Un jour, peut-être, ce Rückenfigur lèvera les yeux et croisera notre regard.

 

Amy Sherlock

of

Tuesday — Saturday 12 — 6 PM Rue Isidore Verheyden 2 1050 Brussels, Belgium +32 (0)2 512 92 95 info@albertbaronian.com www.albertbaronian.com

Persmededeling

David Brian Smith

In This Together

11 november 2016 — 23 december 2016

Albert Baronian heeft het genoegen de eerste tentoonstelling van David Brian Smith, getiteld “In this together”, aan te kondigen.

 

In de bekendste schilderijen van Caspar David Friedrich is er een steeds terugkerende figuur. Hij wordt de Rückenfigur genoemd en wordt altijd van achter afgebeeld. Daardoor kanaliseert hij de blik van de toeschouwer en vormt hij een opening naar het schitterende landschap errond. Hij doet dienst als plaatsvervanger van de kunstenaar maar nodigt de toeschouwer ook uit om hem daar te vergezellen en te delen in het gevoel van verbazing ten aanzien van het bovennatuurlijke. De herder die steeds terugkeert in de doeken van David Brian Smith heeft die ambitie niet, hoewel hij naar buiten kijkt. Omringd door zijn terloops onverschillige kudde, zijn hoofd gebogen onder het gewicht van de connotaties – persoonlijke, culturele, historische – die hij meedraagt, is de herder hulpeloos overgeleverd aan het dicht geweven landschap dat achter hem kolkt, en aan de toeschouwer, wiens oog hij niet kan vatten.

 

Net als bij de meeste schilderijen van Smith kwam de reeks van de herder tot stand uit een beeld en een verhaal. In dit geval gaat het verhaal over een zwart-witfoto op een vergeelde voorpagina van de Wapenstilstandeditie van de Daily Express’s uit 1933, met als onderschrift een vers uit Klaagliederen: ‘Mijn ziel gedenkt er wel terdege aan, en zij bukt zich neder in mij’. De moeder van de kunstenaar vond het knipsel onder de vloerplanken van het huis waar ze was ingetrokken na de dood van Smiths vader en de verkoop van de familieboerderij in 2005. Op de boerderij hadden ze altijd schapen gehad. Nationale en persoonlijke herdenkingen worden gecondenseerd in een figuur die door zijn Bijbelse symboliek haast universeel herkenbaar wordt. De herder lijkt een geschikte figuur voor herdenking omdat hij, ten minste in de Romantische traditie waarnaar Smith verwijst, teruggrijpt naar een historisch of denkbeeldig verleden. Samuel Palmer schilderde bijvoorbeeld steeds weer de herder en beeldde hem af als de laatste voetsoldaat van een teloorgaand Arcadië. In zijn scènes van plattelandsidylle verleent het schitterende maanlicht een hallucinaire duidelijkheid aan de details van korenschoven en velden, waarvan men de versterkte post-op-art echo’s terugvindt in het hele oeuvre van Smith.

 

Bij Smith wordt het persoonlijke universeel; het anekdotische symbolisch. Je hoeft niet te weten dat een ander van zijn terugkerende motieven – de man die bovenop een enorme wriemelende mierenhoop zit, met zijn tropenhelm in de hand – de overgrootvader van de kunstenaar is, een geestelijke en amateur-fotograaf in koloniaal India, om hierin een subtiele sneer naar de fallische logica van het Britse Rijk te zien. Misschien resulteert deze lezing net uit complete onwetendheid van dit biografisch detail, hetgeen anders het tastbare gevoel van ontzetting en verbazing ten overstaan van de natuurlijke wereld zou kunnen overweldigen alsook de absurditeit van de zelfverheven positie van de mens hierin.

 

Individueel en als oeuvre komen deze schilderijen tot stand dankzij een proces van ‘Durcharbeitung’ – van technieken, composities en kleurpaletten, maar ook van een reeks identificaties, als kunstenaar en als zoon. De tekens en verwijzingen worden eindeloos herhaald tot ze gelouterd zijn. Het is een proces, en de resultaten veranderen onophoudelijk. In het meest recente schilderij van Smith, dat nog onafgewerkt was toen dit artikel werd geschreven, zijn vormen waarneembaar in the psychotropische dieptes van de achtergrond: een schuur, een caravan, en een figuur te paard. Deze verblijfplaatsen suggereren sociale interactie en veranderen de verhouding tussen de figuur en de grond. Voor het eerst lijkt de herder een gedeelde wereld te bewonen. Donkere wolken hangen boven de kudde. Ze lijken op stukjes van een collage en voelen aan als fragmenten van andere werelden die in het beeld zijn gesleept, waardoor het drama van de hermetische zelfbespiegeling wordt onderbroken. Misschien zal deze Rückenfigur op een dag opkijken en onze blik kruisen.

 

Amy Sherlock