Albert Baronian

Olaf Holzapfel

interritorial und territorialis

14 February 2013 — 23 March 2013

Rue Isidore Verheyden 2

Go to Artist's Page

Albert Baronian is pleased to announce the first exhibition of German artist Olaf Holzapfel (1969, Gölitz, GDR) at the gallery. Entitled “interritorial und territōriālis” the exhibition presents new works dealing with the relationship between the body, interior space, landscape and environment (instead of the analytical thinking in the tradition of Aristoteles, Holzapfel’s work departs from landscape to observe techniques and produce the visual).

Download Press Release

English

Français

Tuesday — Saturday 12 — 6 PM Rue Isidore Verheyden 2 1050 Brussels, Belgium +32 (0)2 512 92 95 info@albertbaronian.com www.albertbaronian.com

Press Release

Olaf Holzapfel

interritorial und territorialis

14 February 2013 — 23 March 2013

Albert Baronian is pleased to announce the first exhibition of German artist Olaf Holzapfel (1969, Gölitz, GDR) at the gallery. Entitled “interritorial und territōriālis” the exhibition presents new works dealing with the relationship between the body, interior space, landscape and environment (instead of the analytical thinking in the tradition of Aristoteles, Holzapfel’s work departs from landscape to observe techniques and produce the visual).

 

Holzapfel’s “Faltungen” are made of materials such as PVC, polycarbonate or acrylic and are produced in close co-operation with his studio assistants. The basis of each work is a flat-surface piece of synthetic material− a module, so to say − that is heated in the oven and is, for the duration of a few minutes, shapeable. For this period of time, Holzapfel develops a kind of choreography (previously tried and tested with paper), in which every person involved performs a step in the temporarily sequential chain of action which finally leads to the folding. What remains in the end is the cold, and hence static, object. A two-dimensional module becomes a three-dimensional thing, which is habitually presented on a table-like pedestal. The table stands for “work” and “action” just as does the object located on it – the ration of original material, work invested and final product being established via the human beings and their individual capacities. The “human dimension” and chance – traditional factors in art history to some degree – give Holzapfel’s works their accordingly incalculable form.

Similar forces come into play with the “Hay Pictures”(Lichtbilder): their production takes place in temporally sequential steps at a variety of geographical sites. First of all, farmers in the Lower Silesian/ Greater Poland border region between Poland and Germany twist straw to form sturdy ropes, employing a cultural technique well established in the region. Understood as a principle of serial labour, the technique, working on the organic materiality of the hay, introduces a priori a natural degree of deviation into the ropes so created, which are subsequently supplied to Holzapfel’s studio. There, they are woven by the artist and his assistants around or into a repared stretcher frame and are subsequently sometimes coated in coloured India ink. These are two processes, following on from one another and informed by the minimalist credo of “one thing after another” (Donald Judd) – two distinct production rhythms, each stoic and monotonous in itself, that congeal into a form of picture or image. All this reminds one of the Italian artist Alighiero Boetti, best known for his Mappe – knitted maps of the world made of national flags and which he produces from 1971 onwards with the help of women knitter from Afghanistan. Like Holzapfel, he too carries over a regional craft into the context of contemporary art: yet while Boetti’s work reveal the fractures in the blurring and slurring of a global system of identification with regional interpretations, Holzapfel’s work stand rather, in an exemplary manner, for the simultaneity of the haptic and virtual realities in our day-today worlds – realities that are today rapidly drifting apart.

— Martin Germann

 

Excerpt from Germann, M. (2012) In a Rockscape. Works by Olaf Holzapfel 2006- 2012. In: Olaf Holzapfel – Region [Leonhardi-Museum Dresden, 22 September-30 December 2012] Berlin: DISTANZ Verlag GmbH, pp. 105-109

of

Tuesday — Saturday 12 — 6 PM Rue Isidore Verheyden 2 1050 Brussels, Belgium +32 (0)2 512 92 95 info@albertbaronian.com www.albertbaronian.com

Communiqué de presse

Olaf Holzapfel

interritorial und territorialis

14 fvrier 2013 — 23 mars 2013

Albert Baronian a le plaisir de vous annoncer la première exposition de l’artiste allemand Olaf Holzapfel (1969, Gölitz, RDA) à la galerie. Intitulée « interritorial und territōriālis », l’exposition présente de nouveaux travaux sur le thèmes des relations entre le corps, l’espace intérieur, le paysage et l’environnement (à l’inverse de la pensée analytique, le paysage est l’origine des oeuvres d’Olaf, il y trouve ses techniques pour aboutir au visuel).

 

Les « Faltungen » de Holzapfel sont fabriqués à base de matériaux tels que le PVC, le polycarbonate, l’acrylique en étroite collaboration avec les assistants de son atelier. La base de chaque oeuvre est une surface plane d’un matériel synthétique, que nous appellerons module, chauffée au four et qui devient ainsi malléable pendant quelques minutes. Holzapfel tire profit de ce laps de temps pour créer une espèce de chorégraphie (qu’il a précédemment testé avec du papier) dans laquelle chaque personne concernée réalise une étape dans la chaîne séquentielle temporaire d’actions qui aboutissent au pliage définitif. À la fin, il reste un objet froid, désormais statique. Le module en deux dimensions devient un objet en trois dimensions, généralement présenté sur un socle en forme de table. La table représente le « travail » et « l’action », tout comme l’objet qui s’y trouve – la portion de matériel original que le travail a investi et le produit définitif créé par des êtres humains et leurs aptitudes personnelles individuelles. La « dimension humaine » et le hasard, qui sont dans une certaine mesure des facteurs traditionnels dans l’histoire de l’art, donnent aux oeuvres de Holzapfel leur forme forcément imprévisible.

Des forces similaires sont à l’oeuvre dans ses « Images de paille » : elles sont réalisées en une série d’étapes provisoires dans différents lieux géographiques. Tout d’abord, des agriculteurs de la frontière de Basse Silésie/Grande Pologne, c’est-à-dire la région entre la Pologne et l’Allemagne, tordent la paille en cordes robustes selon une technique ancestrale bien établie dans la région. Cette technique, à percevoir comme le principe du travail en série, travaille sur la matérialité organique de la paille dans laquelle elle introduit à priori un degré naturel de déviation dans les cordes ainsi créées, qui sont ensuite livrées à l’atelier de Holzapfel. Elles y sont tissées par l’artiste et ses assistants autour ou dans un cadre à clavettes et sont ensuite parfois recouvertes d’encre de Chine. Ce sont les deux processus successifs, selon le credo minimaliste « d’une chose après l’autre » (Donald Judd), de rythmes de production distincts, à la fois stoïques et monotones en soi, qui se figent en une espèce d’image.

Tout cela fait penser à l’artiste italien Alighiero Boetti, connu pour ses « Mappe », des cartes tricotées du monde réalisées avec des drapeaux nationaux et qu’il a fabriquées aux alentours de 1971 avec l’aide de tricoteuses d’Afghanistan. Tout comme Holzapfel, il introduit l’artisanat régional dans le contexte de l’art contemporain. Toutefois, alors que l’oeuvre de Boetti révèle les fractures dans le flou et le diffus d’un système mondial d’identification avec des interprétations régionales, l’oeuvre de Holzapfel est plutôt exemplative de la simultanéité et des réalités tactiles et virtuelles de notre monde quotidien, réalités qui de nos jours s’effritent rapidement.

— Martin Germann

 

Extrait de Germann, M. (2012) « In a Rockscape. Works by Olaf Holzapfel 2006- 2012 ». Dans : Olaf Holzapfel – Region [Musée Leonhardi de Dresden, du 22 septembre au 30 décembre 2012] Berlin : édition DISTANZ Verlag GmbH, pp. 105- 109.

of